Le traditionnel championnat japonais des universités s’est déroulé au Budokan de Tokyo dans une ambiance qui n’a son équivalence qu’à Paris.
62 universités étaient venues disputer le titre prestigieux de « championne par équipe » et l’honneur de recevoir le trophée dans son dojo pour une année.
L’université de KOKUSHIKAN, qui alignait en autres Ishii, était donnée favorite et elle a fait un parcours sans faute. Après avoir battu Fukuoka par 7-0 puis Kyoto également par 7-0 et Chuo (Tokyo) par 6-0 elle s’est retrouvée en demi-finale devant l’université de Meiji qu’elle a sortie sur le score de 4-2.
L’université de Tokai se retrouvait également en finale après avoir fait un beau parcours en sortant les universités de Tenri et de Tsukuba.
La finale très disputée fut remportée par Kokushikan sur le score de 4-2.
Chez les femmes (34 équipes) c’est l’université de Tokai qui remporte le titre.
En assistant à cette compétition japonaise on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons avec ce que nous voyons en Europe. Les rares étrangers qui assistent à ce genre de spectacle ont la sensation d’un retour aux sources du judo.
Tout d’abord il y a « l’étiquette » ; la discipline (librement consentie) qui fait partie de ce que nous appelons un « art martial », la tenue des coachs (costume et cravate), le déroulement des compétitions (pas de réclamations, les décisions des arbitres sont acceptées dans le calme), la politesse et le respect ( les coachs se saluent après les rencontres) et naturellement la style des combats.
En règle générale les combattants se tiennent droit ce qui permet de placer des techniques de « judo » qu’on ne voit plus souvent dans les compétitions européennes. On voit peu de prises de jambes (j’en ai compté 3 en 2 jours) du fait de la position des combattants. Le shido ne donnant pas la victoire (voir le chapitre Hantei) il faut marquer au moins Yuko mais les combattants cherchent le « Ippon » même avec un waza-ari d’avance.
Encore un mot sur l’organisation ; les compétitions commencent à 10 :00 heures le matin et finissent à 15 :45 heures l’après-midi. (Plus long qu’un match de foot mais nettement moins long que nos tournois suisses et européens) ce qui permet aux participants de rentrer chez eux dans la même journée même s’ils viennent de très loin. A méditer !